vendredi 18 novembre 2011

Film Noir

Le film noir se détache du genre criminel par sa fatalité. Les retours en arrières et les mystères meurtriers ne sont que quelques points récurrents du genre noir. On parle ici de drames cyniques, teintés de violence criminelle avec souvent un coté sexuel à l’histoire. Ce genre de film émerge dès le début des années 1940 pour à peu près disparaître vers la fin des années 1950. On parle maintenant de Néo-noir pour ce genre de film, car le film noir est caractérisé par ce cinéma hollywoodien des deux décennies mentionnées ci haut. Il devient un genre important durant cette période, même prédominant. Il vient marqué l’histoire du cinéma par la nouveauté qu’il apporte dans le domaine du film criminel. Même si le film noir provient d’un milieu anglophone (Hollywood), le terme français s’installe dans le vocabulaire anglais en tant qu’emprunt, car il apparaît premièrement dans les cahiers de critiques cinématographiques françaises qui s’intéressent au cinéma américain et qui seront les premiers à nommer le genre. Les anglophones adopteront alors le terme. Voici la définition anglaise du terme : ''A style or genre of cinematographic film marked by a mood of pessimism, fatalism, and menace. The term was originally applied (by a group of French critics) to American thriller or detective films made in the period of 1944 to 1954.'' Les films noirs sont maintenant considérés pour la plupart comme des films de répertoires et des petits bijoux du cinéma hollywoodien post-blockbuster. Il ont une qualité d'image propre au genre et savent plaire à tout amateur de film criminel. Détectives, bandits, complots, femmes fatales, cynisme et fatalité, un cocktail excellent pour un film noir de qualité.

Voici deux extraits de films noirs que j'adore!




Si vous voulez en connaître d'avantage sur les films noirs, voici deux ouvrages qui peuvent vous être utiles:

CONLEY, Tom, Stage of film noir, Theatre Journal, Vol. 39, No. 3, Film/Theatre October, 1987.

MITRY, Jean, Histoire du cinéma: art et industrie, Paris: Éditions universitaire, 1967.


samedi 5 novembre 2011

FICFA 2011


Le Festival International du Cinéma Francophone en Acadie à dévoilé sa programmation pour son édition de 2011. Une programmation où chacun trouvera chaussure à son pied. Pour la première fois cette année, une partie de la programmation du FICFA sera projetée à l'amphi. de la faculté Jacqueline Bouchard de l'Université de Moncton. Espérons que cela aura pour effet de faire découvrir le festival à une plus grande partie de la population étudiante de l'Université de Moncton! Les autres projections auront lieux au Théâtre Capitol sur la rue Main et au cinéma Empire 8 sur la promenade Trinity. Le FICFA, c'est la chance de voir du cinéma francophone de qualité, ce qui arrive trop peu souvent à Moncton. Profitez-en!

vendredi 28 octobre 2011

Le Néo-Réalisme italien selon A. Bazin

Le critique de cinéma André Bazin, dans son ouvrage "Qu'est-ce qu'est le cinéma" (1958) dit que le Néo-Réalisme italien est la forme la plus pure de cinéma. C'est une réaction contre l'effet artificiel hollywoodien, contre les studios, contre les acteurs professionnels, contre les lumières artificielles. C'est un genre qui met de l'avant l'essence du cinéma. Il veut enregistrer le monde de la façon la plus honnête possible, il porte au plus loin cette possibilité.

Dans Lardi di Biciclette (v.a. Bicycle Thieves) de De Sica, film culte du mouvement, le protagoniste ne peut pas OU peut ne pas retrouver son vélo. C'est la nécessité versus la contingence. C'est justement ce caractère accidentelle qui donne au film tout son "réalisme" et qui le diffère des films de propagande de l'époque, car il faut savoir que cette école de cinéma apparait en Italie au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le Néo-Réalisme n'utilise pas d'implant. C'est contre le cinéma des signes qu'ils font des scènes qui ne mènent à rien. Dans Lardi di Biciclette, la scène où les personnages arrêtent leur course pour se réfugier sous un abris en attendant que l'averse cesse, n'apporte rien au film. Il se sépare du schéma action-réaction des films américains classiques. C'est un système dépourvu d'un intentionnalité artificielle. Cela donne l'impression qu'il n'y a pas eu de sélection des scènes, comme s'il n'y a pas eu de montage. Dans le film, les séquence sont aussi interchangeables. Il n'y a pas d'importance dans le fait qu'un événement arrive avant un autre, cela ne vient pas chambouler l'histoire.

Bazin dit: "De Sica gagne à tout coup sur un tableau où il n'a pas misé". Ce qu'il veut dire, c'est que c'est le spectateur qui construit une thèse d'après les faits qui lui sont présentés comme tel. Le protagoniste du film n'est pas condamné, mais le risque est grand. Le film est sec si on peut dire. Par exemple, dans la même scène de l'averse, ou un groupe de frères (fratello) attendent aussi que la pluie cesse, on peut voir là une critique du clergé qui sont sans souci devant la détresse du personnage. Le film ne propose pas se discours en tant que tel, mais il est facile à construire pour le spectateur.

Mon opinion? Le Néo-Réalisme est tout sauf réel. C'est une école de cinéma que j'apprécie et que j'admire dans sa rupture avec le cinéma de l'époque. C'est un cinéma humain et honnête. Par contre, comment passer a coté des artifices de ces films. La musique ajoutée au film n'est-elle pas un artifice? Le doublage à l'italienne fait à l'époque, consistant à ajouter le son au montage (doublage qui place la voix à peu près en même temps que les lèvres des personnages), ce qui est un peu, à mon avis, le comble de l'artifice! L'histoire du cinéma à aussi vue apparaître dans les années 1990, l'école du Dogme95 qui s'est établi contre les superproductions anglo-saxonnes bourrées d'artifices, un peu le même combat que le Néo-Réaslisme italien, mais encore plus proche du "réalisme" du aux moyens et aux conventions de l'époque.




lundi 17 octobre 2011

Rendez-vous de l'ONF en Acadie

Ce soir, présentation du docufiction Le Grand Jack, portant sur la vie de l'écrivain Jack Kerouac et réalisé par Herménégilde Chiasson.

Le film sera projeté dans l'amphi. de la faculté Jacqueline Bouchard de l'Université de Moncton. Herménégilde Chiasson sera présent pour discuter du film. L'entrée est gratuite.


mercredi 12 octobre 2011

ACADIE UNDERGROUND

Le 18 novembre prochain se tiendra la 15e éditions d'Acadie Underground. Les projections débuteront à 21h00 au Empress Theatre, sur la ruelle Robinson (Robinson Court) derrière le Théâtre Capitol.

Acadie Underground est une soirée organisée dans le cadre du FICFA (Festival International du Cinéma Francophone en Acadie). Cette soirée propose une projection de courts métrages en super8 tournés par des artistes locaux. Les courts métrages sont présentés sans montage subséquent et ont été filmés sur une période de 24 heures. Les résultats sont toujours surprenants! Venez profiter de la seule soirée de ce genre à Moncton pour découvrir ou apprécier à nouveau la beauté du style vintage qu'offre les super8!

Cette année, la soirée offre aussi une vitrine sur le Québec avec QUÉBEC SUPER 8, une projection de pellicules super8 portant sur le thème de la ville de Québec. Les billets sont en vente à la porte au coût de 5$ à partir de 20h30.

lundi 26 septembre 2011

Far Out East Cinema


Pour l'automne 2011, Far Out East Cinema nous propose une programmation intéressante! Midnight in Paris, The economics of hapiness, Tree of life (Gagnant de la palme d'Or du Festival de Cannes 2011) et One Day font partie des projections.

Pour débuté la deuxième moitié de sa programmation 2011, Far Out East Cinema présentera le long-métrage danois Haevnen (sous-titré en anglais). La projection aura lieu à 20h le, 27 septembre, à l'amphithéâtre 163 de la faculté Jacqueline Bouchard de l'Université de Moncton et sera présenté à nouveau le mercredi 28 septembre à la même heure.

Far Out East nous propose un cinéma différent des blockbusters américains habituels, sachez en profiter!